
PORTRAIT
ELSA MAUGUIN ET GUILLAUME RANCHOUX
Naturopathes et praticiens en massages-bien-être, Elsa et Guillaume vous accueillent avec sourire et douceur, dans leur cabinet Home Gaïa, situé à Sélestat.

Elsa : Toute petite je voulais faire kiné. J’ai toujours eu l’impression que je pourrais faire quelque chose avec mes mains. L’élément déclencheur a été une insatisfaction concernant mon mode de vie.
Guillaume : Pour ma part, j’ai toujours été dans les méthodes de soins naturels depuis tout gamin. Tout petit, je faisais pousser les plantes, je les récoltais, les séchais, et je faisais mes tisanes. De plus, dans ma famille paternelle, il y avait des ancêtres rebouteux. C’est peut-être pour ça que je masse depuis ma plus tendre enfance.
Pourquoi avoir choisi la naturopathie ?
Elsa : J’ai commencé à m’intéresser à la naturopathie il y a quelques années quand je faisais mes études à Strasbourg. Pour régler certains problèmes personnels, j’ai consulté un naturopathe et j’ai décidé de changer de mode de vie. J’ai ensuite travaillé dans un magasin biologique pendant six mois tout en préparant des concours divers. Un jour, suite à une prise de conscience assez radicale, je me suis inscrite à l’école de naturopathie CENATHO à Paris et mon dossier a été accepté à ma grande surprise ! Quand on est à l’endroit où l’on doit être, la vie nous le fait savoir… La formation de naturopathie englobe la logique naturopathique en elle-même et les différents outils du naturopathe pour répondre aux besoins du client : l’alimentation, l’exercice physique, l’hygiène psychologique et la relaxation, mais aussi la connaissance des plantes, la pratique de différents « massages-bien-être »,… Ces différents outils nous permettent de répondre au consultant de manière individualisée et selon l’affinité que l’on développe envers l’une ou l’autre technique.
Guillaume : Avant mon inscription à l’école de naturopathie, j’ai préparé le concours de kiné, puis de podologie. En podologie, on apprend tant les soins des pieds que les appareillages (semelles, …) et je ne me voyais pas retirer les cors toute la semaine. Je me suis donc remis en quête de ma première passion : les plantes. Je voulais faire de l’herboristerie mais le diplôme ayant été supprimé, je me suis tourné vers le diplôme de préparateur en pharmacie. Au bout de quelques années, j’ai claqué la porte, parce que j’étais révolté par le système, notamment par l’argent brassé dans le milieu médical. J’avais l’impression de monnayer la santé. Or l’accès aux soins devrait être accessible à tous. Alors, je me suis tourné vers la naturopathie qui me permettait de faire tout ce que j’aimais (massage, yoga, méditation, relaxation…).
Sur quels critères vous êtes vous fondés pour choisir les différentes techniques de massage auxquelles vous vous êtes formés ? Quelles sont celles qui sont les plus demandées ?
Elsa : J’ai suivi uniquement la formation de l’école de naturopathie. C’est un panel de différents « massages-bien-être ». J’ai gardé dans ma pratique ceux qui me convenaient le mieux, j’en ai laissé d’autres de côté et suis revenue vers certains d’entre eux. Ceux que l’on pratique le plus sont le massage californien à l’huile, très cocooning et relaxant, et le massage suédois qui est dans le même état d’esprit mais plus appuyé, où on cherche les tensions plus en profondeur. Celui-ci est particulièrement adapté aux sportifs.Après, il y a les massages habillés, comme le Amma-assis ou la relaxation Trager qui sont très bien pour les personnes qui ne veulent pas se dévêtir. Nous pratiquons également la relaxation coréenne et la relaxation sur coussin gonflable qui est très sympa pour les enfants. Il s’agit d’un gros pouf gonflable d’1m50 de diamètre dans lequel le corps de la personne est totalement soutenu et peut ainsi relâcher ses tensions. Nous proposons également différentes techniques de réflexologie : plantaire, auriculaire, endonasale. Cette dernière se pratique avec un stylet qui va stimuler certaines zones dans le nez. Elle permet d’harmoniser les deux cerveaux et de réguler les déséquilibres neuro-végétatifs. J’utilise également les ventouses souples, surtout dans les programmes minceur, mais toujours en complément de conseils sur l’hygiène de vie.
Guillaume : Moi j’ai plus de massages suédois, plus dynamiques, parce que j’ai plus de sportifs. Dans les massages habillés, nous proposons la relaxation coréenne qui se pratique au sol et qui permet une détente musculaire profonde grâce à des balancés plus ou moins amples du corps. La relaxation Trager consiste quant à elle en des vibrations du corps et est une technique très maternante. Le amma assis se pratique sur une chaise ergonomique et est très prisé en entreprise pour délier les contractures de bureau.Concernant les critères, je pense qu’il était important de proposer des choses relaxantes, d’autres dynamisantes, mais aussi des massages habillés pour les personnes plus pudiques.Nous proposons aussi des cours de « massage-à-deux » où l’on apprend à masser soi-même son partenaire.Pour ma part, j’ai commencé le massage en tant qu’autodidacte, sur mon propre corps. Se masser soi-même apporte un retour immédiat : on sait où c’est plus sensible, ce qui fait du bien…puis j’ai fait des formations de 3 jours pour apprendre d’autres protocoles. Je suis actuellement en réflexion sur le choix d’une école pour approfondir ma pratique, notamment en somatothérapie (travailler les émotions et la psyché via le corps).
Parmi vos prestations, nous pouvons également découvrir le reiki. Est-ce que cette méthode est souvent demandée ? La majorité de vos clients est-elle ouverte à ce genre de pratique ?
Guillaume : Le reiki c’est un parcours de vie. Il y a des gens qui connaissent et qui viennent pour ça. D’autres ne connaissent pas et découvre ses bienfaits avec surprise.
Elsa : Le reiki est une méthode en soi mais c’est surtout une manière d’être. Ses préceptes sont partagés avec le client après une ou deux consultations pour l’aider à se reconnecter avec sa personne profonde. C’est dans notre vie de tous les jours, notre manière de vivre et de parler que le reiki a toute sa place. Au cours des consultations, il aide les gens à lâcher prise sur leurs problèmes et à leur apprendre la résilience. On est reiki. On est dans cette énergie là. C’est le reiki qui marque une différence par rapport à d’autres praticiens. Les gens le ressentent et nous le disent. Ils se sentent plus relaxés.
Les gens viennent-ils vous consulter particulièrement pour la naturopathie ou est-ce que les demandes concernant l’ensemble de vos prestations sont assez équilibrées ?
Guillaume : Au début je ne mettais que le massage en avant et très peu la naturopathie parce que je suis encore en cours de formation. Puis je l’ai ajoutée sur ma carte il y a 6 mois. Les gens s’y intéressent de plus en plus. La naturopathie permet d’affiner la stratégie de suivi et de donner certaines réponses.
Elsa : Pour moi la naturopathie est la base. J’aime commencer par un bilan en naturopathie avant de proposer un protocole de suivi. Cela implique une bonne hygiène de vie à tous les niveaux et éventuellement certains compléments alimentaires… les bienfaits d’un massage-bien-être ne dureront pas aussi longtemps si l’hygiène de vie n’est pas là. L’idéal pour moi, est d’avoir un premier bilan en naturopathie puis, un mois après, une deuxième consultation de suivi. Les différentes techniques sont ensuite choisies en fonction des besoins de la personne. C’est comme ça que c’est intéressant !
Pour celles et ceux qui voudraient vous connaître davantage, pouvez-vous nous dire en quelques mots comment vous vous définissez ?
Elsa et Guillaume : Holistiques ! En naturopathie, il y a 5 piliers : l’ holisme (la prise en compte de l’être humain dans sa globalité : physique, énergétique, émotionnel, mental, spirituel, socio-culturel, éco-planétaire…), l’humorisme (l’étude des liquides de l’organisme), le causalisme (on ne traite pas un symptôme, on cherche la cause), le vitalisme (la prise en considération de l’énergie vitale, totalement occultée en Occident) et l’ hygiénisme (règles d’hygiène de vie : prendre soin de son corps et de son esprit). Cette notion d’holisme sous-entend également un certain charisme du thérapeute, le « savoir-être » : les gens nous disent se sentir sereins, apaisés et ce de plus en plus au fil de leur évolution…
Pour plus d’informations, contactez :
Cabinet Home Gaïa
20 rue des Églantines
67600 SÉLESTAT
03 67 09 71 36



madrigo, le 16 août 2012 à 0 h 01 min
merci……….intéressant et authentique.